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Moi, Aventurière: Episode 10

Ines
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Nouvel épisode:

Pour cette aventure à Klouékanmè, je ne voudrais commettre aucune erreur. Me voici à l’ATDA (l’Agence Territorial de Développement Agricole).

Ici, je vais rencontrer le premier responsable qui me donnera des informations utiles. Voici mes deux plans, je pense que je suis bien équipée pour le rencontrer. Suivez-moi !!!

– Docteur Robert Sèwanou Dognon, vous êtes le chef de la cellule communale de l’ATDA (l’Agence Territorial de Développement Agricole) pour le compte de Klouékanmè. Que pouvez-vous nous dire, de façon technique, quand on aborde la question des cultures dans cette commune-ci ?

– Dans la commune, les producteurs font le maïs qui est la première culture pratiquée par tous les producteurs. En dehors de ça, nous avons les agrumes, principalement les orangers qui sont également produits par les producteurs de Klouékanmè.

Nous avons d’autres cultures, le maraichage à savoir : la tomate, le piment et d’autres cultures maraichères que les producteurs de Klouékanmè pratiquent ici, dans la commune.

Mais en termes de dominance, la culture des orangers vient en première position par rapport aux entrées en termes de revenues pour les producteurs. Et ceci, surtout à cause de la faveur que le climat accorde à cette culture dans la commune de Klouékanmè. Le climat est favorable, la terre aussi par rapport aux productions.

Lorsque nous prenons le pôle de développement agricole 5 qui est gouverné par l’ATDA Zou-Couffo, c’est labourer culture fruitier qui est la filière locomotive du pôle. Lorsqu’on parle de labourer fruitier, on parle des agrumes, la mangue, les papayers et toutes les autres cultures fruitières de façon générale.

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– Question changement climatique. Comment les producteurs d’ici arrivent-ils à s’adapter et à développer des stratégies de résilience ?

– Dans la commune de Klouékanmè, on constate les effets néfastes des changements climatiques de façon concrète à travers les portes de sécheresse qui occasionnent surtout les morts des plants dans les champs.

Cette année, particulièrement, nous avons connu une très longue porte de sécheresse pendant la première saison pluvieuse et quia duré plus de 40 jours d’affiler ce qui n’est jamais constaté depuis mon arrivé dans la commune ici. Et cela fait brûler pratiquement toutes les cultures annuelles qui étaient sur site et même les agrumes qui sont des cultures qui sont des cultures pérennes, nous avons perdu quelques hectares d’agrumes en termes de dessèchement total de ces plants les pluies viennent de façon irrégulière et ce n’est pas générale.

Toute la commune n’est pas généralement ouverte pendant la saison pluvieuse. On s’attend à ce que toutes les terres agricoles soient arrosées. Il y a des moments où nous n’avons pratiquement pas de pluie et ceci inquiète.

– Que font les paysans, les producteurs dans ces cas-là ?

– Les producteurs, dans ces cas, ont plusieurs méthodes pour s’adapter et pour les cultures pérennes, de façon générale, les producteurs utilisent le système de pailles. Ils couvrent le sol autour de ces plants. Il y a la technique d’utilisation des lunes et demi-lunes forestières qui consistent à faire une sorte de laboure autour du plant suivant la voûte portée à midi.

Dans le creux de cette laboure, on couvre entièrement le sol et cela permet de conserver l’humidité et aussi la matière organique qui est utilisé pour couvrir le sol autour du plant. Cette matière organique décomposée, constitue encore un aliment pour la plante.

C’est donc un moyen que les agrumiculteurs utilisent de temps en temps pour, quand-même, faire face aux effets néfastes des changements climatiques sur les plants. Il y a également l’utilisation des cultures de couverture du sol. C’est le cas de Moukouna, par exemple, que nous essayons de leur apprendre. Il vrai que ce n’est pas directement comestible, beaucoup de producteurs ne s’y lancent pas, ils hésitent à l’adopter.

Mais nous avons installé dans la commune certains champs-école-paysans sur lesquels nous avons installé ce produit et qui permet de couvrir entièrement le sol et la saison qui suit, on peut semer directement sous le Moukouna en faisant, bien sûr, le faux charge, on laisse le paillis sur place et on sème directement sous le Moukouna. Et cela permet de conserver l’humidité dans le sol et augmente également le niveau de fertilité du sol à ce niveau.

Cela fait partie des méthodes que les producteurs utilisent dans la commune. Il y a également le paillis sur les planches.

Ceux qui font le maraichage et qui ont de site relativement aménagé, arrivent à couvrir le sol avec les herbes mortes et ça rentre toujours dans la conservation de l’eau dans le sol.

– Docteur DOGNON, Merci !

– Je vous en prie

Prochainement dans Moi, aventurière:

– Maintenant, on déplace un peu l’autre piquet. Oui ! Maintenant, je suis sûr que j’ai une ligne droite.

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